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 Sri Nisargadatta Maharaj

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Ãnanda
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MessageSujet: Sri Nisargadatta Maharaj   4/6/2011, 10:08 am



Sri Nisargadatta Maharaj
(1897 - 1981)


Citations :

L'Éveil contient toute expérience.
Mais celui qui est éveillé est au-delà de toute expérience.

Dieu vous connaît quand vous vous connaissez vous-même.

La vérité est vous-même.
Cessez de vous en éloigner en lui courant après.

Au lieu de chercher ce que vous n'avez pas, trouvez ce que vous n'avez jamais perdu.

C'est en vous imaginant séparé que vous avez créé le fossé.
Vous n'avez pas à le traverser.
Il vous suffit de ne pas le créer.

Vous pouvez suivre une voie ou une autre - mais à chaque fois, ce sera la voie juste pour ce moment-là.

Vous êtes Dieu, mais vous ne le savez pas.

Quand vous ne demandez rien, ni au monde, ni à Dieu, quand vous ne désirez rien, ne cherchez rien, l'État Suprême vient à vous, sans que vous l'ayez invité ni attendu.

Renoncez à tout et vous gagnez tout.

Ce dont vous avez besoin se présentera à vous si vous ne désirez pas ce dont vous n'avez pas besoin.

Avant que le monde n’existe, la conscience était. Le monde vient à l’existence dans la conscience, il perdure dans la conscience, il se dissout dans la pure conscience. A la base de toute chose se trouve la sensation « je suis ». L’état du mental pensant « il y a un monde » est secondaire car pour être je n’ai pas besoin de monde, mais le monde a besoin de moi.

La conscience est esprit, la connaissance est matière. L'esprit imparfait est matière, la matière parfaite est esprit. Au début comme à la fin tout est un. Toutes les divisions sont dans le mental ; il n'y en a pas dans la réalité.

N'être rien, ne rien posséder, ne rien garder pour soi-même, c'est le plus grand des dons, la générosité la plus élevée.

Qu'avez-vous à vouloir sauver le monde quand tout ce dont il a besoin est d'être sauvé de vous ?

L'attachement, c'est l'esclavage, le détachement, c'est la liberté. Désirer, c'est s'asservir.

Quand je vois que je ne suis rien, c’est la sagesse. Quand je vois que je suis tout, c’est l’amour. Et entre les deux ma vie s’écoule.

Vous êtes le Suprême qui apparaît à un point donné de l’espace et du temps en tant que témoin, spectateur, un pont entre la présence pure du Suprême et la conscience multiple de l’individu.

La source de la conscience ne peut pas être un objet de la conscience. Connaître la source, c’est être la source. Quand vous réaliserez que vous n’êtes pas la personne mais le témoin, pur et tranquille, que la présence sans peur est votre être-même, vous serez l’être.

L’univers objectif est constamment en mouvement, projetant et dissolvant d’innombrables formes. Dès l’instant où une forme est animée par la vie, la conscience apparaît par réflexion de la présence dans la matière.

La source de tout possède tout. Tout ce qui coule d’elle doit être déjà là sous forme de graine. Et de même qu’une graine est la dernière d’innombrables graines et contient l’expérience et la promesse de forêts sans nombre, l’Inconnu contient tout ce qui a été ou pourrait avoir été, ainsi que tout ce qui sera ou pourrait être. Le champ entier du devenir est ouvert et accessible ; le passé et le futur co-existent dans l’éternel maintenant.

Pourquoi vous occupez-vous du monde avant de vous occuper de vous ? Vous voulez sauver le monde, n’est-ce pas ? Pouvez-vous sauver le monde avant de vous sauver vous-même ? Et que veut dire sauver ? Sauver de quoi ? De l’illusion. Le salut c’est de voir les choses telles qu’elles sont.

L'esprit imparfait est matière, la matière parfaite est esprit. Au début comme à la fin tout est un.
L'état tranquille de l'être, c'est la félicité; l'état agité, troublé, c'est ce qui se manifeste comme monde. Dans la non-dualité il y a félicité, dans la dualité, expérience.

La maturité de l’esprit et du cœur est essentielle. Elle vient sans effort quand on a supprimé le principal obstacle – l’inattention, le manque de vigilance ; dans la conscience, vous vous développez.

Une braise incandescente que l’on fait tourner assez rapidement apparaît comme un cercle. Quand on arrête le mouvement, il reste la braise. De la même façon, le « je suis » en mouvement crée le monde. Le « je suis » pacifié devient l’absolu.

Le chaos est le mouvement pour le mouvement. L’acte véritable ne déplace pas, il transforme. Un changement de lieu n’est que pur déplacement ; un changement dans le cœur est un acte.

Être ouvert veut dire ne rien désirer d’autre.

Prenez conscience de ce qui est inconscient.
Les désirs et les peurs sont les facteurs de distorsions et d’obscurcissement. Quand le mental s’en est libéré, ce qui est inconscient devient accessible.

Une fois que vous avez réalisé que la route est le but et que vous êtes toujours sur la route, non pour atteindre un but mais pour jouir de sa beauté et de sa sagesse, la vie cesse d’être un devoir et elle devient naturelle et simple, une extase en soi.

Pour aller au-delà du mental, il faut être silencieux et en paix.

L’unité libère, la liberté unit. Soyez dans l’unité avec vous-même et vous le serez avec tout.

Ce qui vous vient à chaque instant, sans que vous l’ayez demandé, vous vient de Dieu et vous aidera certainement si vous en faites plein usage. Ce n’est que ce pour quoi vous luttez, et qui vient de votre imagination et de vos désirs, qui vous occasionne du trouble.

Soyez sans ambition, sans le moindre désir, exposés, vulnérables, sans protection, incertains, seuls, complètement ouverts et recevez la vie comme elle vient, sans la conviction égoïste que tout doit vous rapporter du plaisir ou un gain matériel ou prétendument spirituel.

Observer la conscience, c’est méditer.

Réalisez l’état sans pensée. Ne vous inquiétez pas des gens et des choses. Faites une recherche personnelle ; essayez de découvrir comment est survenu l’être en vous.

Un jour vous vous apercevrez que vous ne faites rien. Tout arrive ; et vous saurez que vous n’êtes que l’observateur de ce qui arrive. Soyez sans plus. Où est le monde pour ceux qui ont atteint la réalisation ? Il est dans l’être.

La seule connaissance qui soit pure est celle de votre Soi.

L’empire de la conscience est à vous, et lorsque vous vous en rendez compte, vous saurez que vous n’êtes pas un individu.

Tous les concepts qu’on entretient prennent forme.
Le « je suis » ne s’éteint pas tout de suite ; il subsiste un certain temps sous la forme du corps subtil. La forme physique n’est plus, mais les désirs logés dans le corps subtil ne sont pas encore dissous. La conscience demeure jusqu’à l’extinction de la dernière particule d’essence de nourriture. Le Seigneur Krishna a dit : « J’ai hissé les multiples êtres au sommet de la machine de l’illusion ; c’est la force mécanique qui les fait tourner. » Cette force motrice est la Mâyâ, « je suis », « j’aime ».
La nature de cet amour est l’avidité, l’intense désir d’être, la force attirante pour l’être. « J’aime être » est la Mâyâ primordiale.
Que ce principe ait revêtu cet aspect-là, est le miracle suprême ; seulement vous, vous l’aimez et le prenez pour vous, vous le limitez au corps. Maintenant, nous devons découvrir l’identité du principe qui a revêtu la forme.

On a atteint l’Etat Ultime de la spiritualité quand il n’y a plus de besoins, jamais, quand rien ne sert plus à rien.

Après la dissolution de l’univers, il n’y a même plus de trace de la création, et ce qui reste est l’état parfait. Je, l’Absolu, suis resté immuable, alors même que l’univers était créé et retournait au néant.

Je suis le principe qui survit à toutes les créations et toutes les dissolutions.

La conscience n’est pas une propriété privée, elle est universelle.

Quand la conscience comprend ce qu’elle est dans sa totalité, est-ce que vous croyez qu’elle va se limiter au corps ? Elle est dans sa totalité, elle ne va pas prendre un fragment de sa manifestation et dire : « ça, c’est moi ».

En adoptant une identité séparée, on corrompt l’incorruptible. Voilà le péché originel.

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"Misérable est le corps qui dépend d’un corps et misérable est l’âme qui dépend de ces deux". (Logion 81 - Evangile selon Thomas)
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Samâdhi
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MessageSujet: Re: Sri Nisargadatta Maharaj   31/8/2011, 10:59 am

NISARGADATTA MAHARAJ


Si le monde était réel, il pourrait exister un moyen, une sorte de traitement [pour atteindre la béatitude], mais le monde étant irréel, tout ce que vous pourrez faire ne servirait à rien. Malgré tous vos efforts vous ne distinguez qu'un chaos généralisé et vous ne pouvez pas l'arrêter car il est dans un continuel état de flux. Cet ensemble n'est pas réel. Après avoir écouté ces entretiens avez-vous acquis et mis en réserve un nouveau savoir ou au contraire celui que vous possédiez s'est-il dissous ?

La vraie connaissance, la Réalisation, ne peut se produire que lorsque tous les concepts possibles ont été abandonnés et elle ne peut venir que de l'intérieur de vous.

Je ressens les choses de la vie tout comme vous. La différence se trouve dans ce que je ne ressens pas. Je n'éprouve ni peur ni envie, ni haine ni colère, je ne demande rien, je ne refuse rien, je ne conserve rien. Sur ces questions je ne transige pas. Peut-être est-ce la différence la plus marquante qu'il y ait entre nous. Je n'accepte pas de compromission, je suis sincère avec moi-même, alors que vous avez peur de la Réalité.

Ce qui est important, ce n'est pas ce que vous faites, mais ce que vous cessez de faire. Les gens qui entament leur sadhana sont tellement fiévreux et agités qu'il faut les tenir très occupés pour les maintenir dans la voie. Une routine absorbante leur est excellente. Avec le temps, ils se calment et abandonnent l'effort. La peau du " je " se dissout dans la paix et le silence et l'intérieur et l'extérieur deviennent un. Il n'y a pas d'effort dans la vraie sadhana.

Au lieu d'attendre une réponse à votre question, cherchez plutôt qui pose la question, et ce qui l'incite à la poser. Très vite vous découvrirez que c'est le mental aiguillonné par la crainte de la douleur qui pose la question. Et dans la peur vous trouvez la mémoire et l'anticipation, le passé et l'avenir. L'attention vous ramène dans le présent, le maintenant, et la présence dans le maintenant est un état qui est toujours à portée de la main mais que l'on remarque rarement.

Avec un bon Maître, le disciple apprend à apprendre, et non à se rappeler et à obéir. Satsang, la compagnie des sages, ne forme pas, elle libère. Méfiez-vous de tout ce qui vous rend dépendant. La plupart de ces prétendus " abandons au Guru " se terminent dans le désappointement, sinon dans la tragédie. Heureusement, le chercheur sérieux se dégage à temps, rendu plus sage par son expérience.

La réalisation, c'est réaliser le fait que vous n'êtes pas une personne. Ce ne peut donc pas être le devoir de la personne dont la destinée est de disparaître. La destinée est le devoir de celui qui s'imagine être une personne. Découvrez qui il est et la personne imaginée se dissoudra. La liberté est toujours de quelque chose. De quoi serez-vous libéré ? Il est clair qu'il faut que vous vous libériez de la personne que vous prenez pour vous car c'est l'idée que vous avez de vous-même qui vous retient dans les liens.

Si vous connaissez ce que vous enseignez, vous pouvez enseigner ce que vous connaissez. Ici, la vision et l'enseignement ne font qu'un. Mais la Réalité absolue est au-delà des deux. Le Guru qui s'arroge ce titre parle de maturation et d'effort, de mérite et d'accomplissement, de destinée et de grâce ; ce ne sont que les formations et les projections mentales d'un esprit intoxiqué. Au lieu d'aide, ce sont des empêchements.

Ne faites confiance à personne jusqu'à ce que vous soyez convaincu. Le vrai Guru ne vous humiliera jamais, pas plus qu'il ne vous détachera de vous-même. Il vous ramènera constamment à votre perfection inhérente et il vous encouragera à chercher en vous, à l'intérieur. Il sait que vous n'avez besoin de rien, pas même de lui, et il ne se fatigue jamais de vous le rappeler. Mais celui qui s'est lui-même instigué Guru s'intéresse plus à lui qu'à ses disciples.

Dans la vie, on ne peut rien obtenir sans surmonter des obstacles. Les obstacles qui s'opposent à une claire perception de son être véritable sont le désir du plaisir et la peur de la souffrance. L'obstacle, c'est la motivation plaisir-douleur. L'état naturel est l'état où nous sommes libérés de toute motivation, où aucun désir ne se manifeste.

[Dieu vient dans une forme] en accord avec vos espérances. S'il vous arrive d'être malheureux et que quelque âme sainte vous donne un mantra pour vous porter chance, et que vous le répétiez avec foi et dévotion, votre chance tournera presque certainement. Une foi solide est plus forte que le destin. La destinée n'est que le résultat de causes, accidentelles pour la plupart ; elle n'est donc tissée que d'une manière très lâche. La confiance et une espérance juste la surmonteront aisément.

Je ne vous demande pas de cesser d'être, cela, vous ne le pouvez pas. je vous demande simplement d'arrêter d'imaginer que vous êtes né, que vous avec eu des parents, que vous êtes un corps, que vous mourrez, etc. Essayez, faites un pas. Ce n'est pas si difficile que vous le croyez.

Renoncez à toutes les questions sauf une : " Qui suis-je? " Après tout, le seul fait dont vous soyez sûr c'est d'être. Le " je suis " est une certitude, le " je suis ceci " n'en est pas une. Luttez pour trouver ce que vous êtes réellement.

Source : Inner-quest
http://www.inner-quest.org

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Shivoham
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MessageSujet: Re: Sri Nisargadatta Maharaj   1/2/2012, 12:10 pm

"Avant l'éveil Je, Absolu, suis présent. En m'éveillant je prend conscience de ce que "je suis" et ce n'est qu'ensuite que les évènements, les concepts peuvent être présents en mon esprit. Encore une fois, Je, Absolu, dois être antérieur à l'état d'éveil. Fixez-vous, maintenez-vous à ce niveau.

Il faut vous stabiliser dans cet état de présence à votre véritable nature. Il faut vous débarrasser de toutes les idées secondaires et ne porter votre attention que sur "je suis". Le processus entier d'ailleurs se révèlera dans votre source. Savez-vous ce qu'est votre source... C'est "je suis" ! Emparez-vous de ce rappel profond de votre existence et demeurez plongé en lui. Il vous faut en faire votre réalité, vous réalisez vous-même. Il vous faut demeurer à la frontière. Cette "frontière" qui est à la fois "je suis" et "non-je suis

Supposons que vous n'ayez pas conscience que vous êtes, cela impliquerait-il que vous n'êtes pas ? Si ce sentiment "je suis" n'est pas présent, vous, pur Absolu, néanmoins vous êtes. Vous, pur Absolu, prédominez avant, pendant, et après l'état d'éveil. Pendant l'éveil, les sens appartenant à "je suis" perçoivent le monde tandis que vous, Absolu, êtes témoin de l'éveil du "je suis" et de ses perceptions".


Sri Nisargadatta Maharaj
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