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 Mata Amritanandamayi (Amma)

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Greenman
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MessageSujet: Mata Amritanandamayi (Amma)   4/10/2011, 8:40 pm



Mata Amritanandamayi (Amma)

Au matin du 27 septembre 1953, dans un petit village de la côte du Kérala au Sud de l'Inde, au sein d'une famille d'humbles pêcheurs, naquit une petite fille au teint étonnamment bleu-foncé. Ses parents l'appelèrent Soudhamani. Alors que les bébés, d'ordinaire, pleurent à la naissance, Soudhamani vint au monde avec un sourire radieux, comme pour annoncer la joie qu'elle allait bientôt apporter au monde.
C'était une petite fille remarquable qui montra dès l'enfance de nombreux signes inhabituels. Elle commença à marcher à six mois. La dévotion envers Dieu était une part intégrante de sa nature. Ses parents la trouvaient parfois absorbée dans un état de profonde méditation, totalement perdue à ce monde.

A l'âge de cinq ans elle composait de petits chants dévotionnels dédiés à Sri Krishna ; ces chants exprimaient de profondes vérités mystiques. Elle exprimait son cœur et son âme à travers ces mélodies, sa douce voix devint une source de grande joie pour les villageois. Alors que Soudhamani n'avait que neuf ans, sa mère tomba malade et l'entière responsabilité de la maison retomba sur les épaules de la petite fille : préparer les repas, laver le linge, nettoyer la maison, faire la vaisselle, traire les vaches, les nourrir, assurer l'approvisionnement en eau. Elle fut finalement contrainte de quitter l'école, alors qu'elle y était la meilleure élève. Elle s'occupa de ses frères et sœurs, de ses parents et des vaches, sans jamais se plaindre malgré cette charge de travail éreintante. Elle offrait au Seigneur chaque minute de ses longues heures de travail. Les membres de sa famille, irrités par son comportement auquel ils ne comprenaient rien, la méprisaient et la maltraitaient mais elle acceptait tous les obstacles comme un moyen employé par le Seigneur pour la rapprocher de lui. Son seul réconfort et son seul soutien était le souvenir de son bien-aimé Krishna. Quand son travail était terminé, vers minuit, Soudhamani, au lieu de s'effondrer et de dormir, passait la nuit à méditer, à chanter et à prier.

L'amour et la compassion envers tous les êtres humains est une autre qualité qu'elle manifesta clairement dès l'âge tendre. Il lui fallait entre autres se rendre dans les maisons du voisinage et récolter de la nourriture pour les vaches. Elle écoutait alors avec patience les malheurs des uns et des autres, surtout des personnes âgées qui lui confiaient souvent comment leurs enfants adultes et leurs petits-enfants les négligeaient et les maltraitaient. Leurs récits montraient à Soudhamani que les mêmes personnes qui, enfants, priaient Dieu d'accorder la santé et une longue vie à leurs parents, les maudissaient lorsqu'ils devenaient âgés et infirmes. Elle comprit que l'amour humain est égoïste, inconstant et limité, que les êtres humains n'ont qu'un seul véritable ami en ce monde : Dieu. Son amour seul est toujours présent, constant et inconditionnel.

Le spectacle de la cruauté et de l'égoïsme du monde, de la douleur et de la souffrance qu'il entraîne, ne fit qu'accroître l'amour de Soudhamani pour Dieu et son désir de Le réaliser. Bien qu'elle ne fût qu'une enfant, sa quête du Divin avait maintenant un autre but : soulager la misère des autres.

Soudhamani faisait tout ce qu'elle pouvait pour soulager les souffrances de ses voisins et leur apportait même de la nourriture de chez ses parents. Lorsqu'elle donnait ainsi des choses prises chez elle, il arrivait bien souvent qu'elle se fasse battre. Mais aucune punition ne pouvait l'empêcher de manifester sa compassion innée.

Lorsque Soudhamani parvint à l'adolescence, son amour pour le Seigneur atteignit des proportions indescriptibles. Ses extases se firent de plus en plus fréquentes, elle dansait et chantait, ivre de Dieu et totalement perdue au monde. Elle eut bientôt des visions de Krishna, voyant Sa forme vivante en chaque objet. Aux yeux de Soudhamani, l'essence de l'univers entier était Krishna, et Krishna seul. En peu de temps, Soudhamani accéda à une union profonde et mystique avec son Seigneur, une union si complète qu'elle ne pouvait plus distinguer entre Krishna et son propre Soi. La seconde phase des pratiques spirituelles de Soudhamani commença lorsqu'elle eut un jour une vision inattendue de la Mère divine de l'univers. A la suite de cette expérience merveilleuse, elle aspira nuit et jour à s'unir à la Mère divine, possédée d'un désir qui ne lui laissait pas de trêve.

Les membres de sa famille et les autres villageois étaient absolument incapables de comprendre les extases de Soudhamani ; elle ne se comportait pas comme une fille normale et fut donc en but à toutes sortes de persécutions.

Elle fut finalement contrainte de quitter la maison familiale et de vivre sans abri. Elle avait pour toit le ciel, pour lit la terre, pour lampe la lune et pour éventail la brise de mer. Tandis que la propre famille de Soudhamani ainsi que les villageois la rejetaient, les oiseaux et les autres animaux lui tinrent compagnie et devinrent ses fidèles amis. Ils lui apportaient de la nourriture et la servaient comme ils pouvaient.

Son père se souvient : «Si je regarde en arrière, je me sens si triste d'avoir tant fait souffrir Amma. Nous ne la comprenions pas. Tous ces signes de divinité, nous les interprétions de travers ou ne les reconnaissions pas. Nous étions complètement déroutés par son comportement. Elle n'était pas comme les autres enfants. »

Soudhamani se livra pendant des mois aux pratiques spirituelles les plus rigoureuses et les plus austères. Elle devint complètement indifférente aux besoins de son corps, se passant bien souvent de manger et de dormir. Tout son être brûlait d'amour pour la Mère divine. Elle embrassait la terre, étreignait les arbres, percevant en tout la Mère divine. Elle pleurait sous la caresse du vent, qu'elle ressentait comme celle de la Mère divine. Elle restait souvent plongée en samadhi (profonde méditation) pendant des heures et parfois des jours, sans manifester le moindre signe de conscience extérieure. La Mère divine apparut enfin à Soudhamani, dans toute Sa splendeur et Sa majesté. Seules les paroles d'Amma elle-même peuvent décrire ce qui s'ensuivit : "Souriante, la Mère divine devint une masse de lumière et Se fondit en moi. Mon mental s'épanouit, baignant dans la lumière multicolore du Divin..." C'est ainsi que Soudhamani s'identifia totalement avec la Mère divine. Peu après, Elle réalisa l'Absolu sans forme et sans attribut. Le son primordial OM, la vibration qui existe dans tout l'univers, jaillissait spontanément de l'intérieur de son être et, pour citer ses propres paroles, elle réalisa que " rien n'est différent de mon propre Soi sans forme, dans lequel l'univers entier existe comme une bulle minuscule. " Soudhamani percevait maintenant tous les aspects du Divin en elle et pouvait les manifester à volonté.


de : Ammafrance.org


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Greenman
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MessageSujet: La tradition spirituelle de l'Inde (Sanatana Dharma)   4/10/2011, 8:56 pm


Scène de la vie de Krishna

Le Sanatana Dharma est une source fertile de force et d’inspiration pour toute l’humanité. (Amma).

Bien que son message soit universel, Amma appuie beaucoup son enseignement sur la tradition de l’Inde dans laquelle elle est née et a grandie. Voilà quelques éléments permettant de mieux comprendre cette tradition.

La spiritualité indienne

La spiritualité est au cœur de la vie quotidienne en Inde. La religion est perçue comme étant au service de l’homme dans sa recherche incessante du bonheur.

La philosophie indienne croit en l’unité du créateur et de la création. Dieu imprègne toutes choses. L’âme de chaque individu, dans sa forme épurée, est en réalité l’Atman, c’est-à-dire Dieu lui-même. Aussi, tous les êtres conscients de cette réalité ne peuvent que respecter scrupuleusement l’ensemble des objets de la création en tant qu’expression du divin. C’est le concept de Ahimsa, la non-violence. Il a été popularisé en Occident par la vie de Mohandas Gandhi, le père de l’indépendance indienne.

L’hindouisme ne reconnaît pas au mal une existence autonome. La création est parfaite par nature. C’est l’homme, dans l’exercice de son libre-arbitre qui, par ignorance de sa véritable nature, crée la souffrance. Il est généralement admis que l’humanité traverse actuellement le Kali Yuga, une période caractérisée par la prédominance des valeurs matérialistes au détriment de la spiritualité.

La tradition explique que l’individu est prisonnier du Samsara, le cycle des naissances et des morts. Aussi renaît-il de manière récurrente en fonction de son Karma pour expérimenter les effets positifs et négatifs de ses actions passées. Celles-ci laissent des empruntes sur l’individu qui conditionnent ses perceptions et son comportement, les Samskaras.

Pour échapper aux effets négatifs du Karma, l’individu peut se soumettre à une stricte discipline. Aussi, la société indienne traditionnelle était organisée pour proposer quatre étapes, ou Ashrama, à la vie de l’homme : La première est celle de Brahmachari, une jeunesse dédiée à l’étude et à la vie pure et chaste. La deuxième est celle du Grihastha, l’homme marié qui fonde une famille pour transmettre à ses enfants la connaissance qu’il a acquise. La troisième est le Vanaprashti, une fois que ses devoirs familiaux ont été accomplis, il se retire, le plus souvent avec son épouse, dans la solitude. L’ultime étape est celle du Sanyasa, littéralement renonciation totale. Elle implique la perception de la vanité de toutes les entreprises mondaines et le service du monde, à l’exclusion de toute activité égotique.

La vitalité de la vie spirituelle en Inde est aujourd’hui une force d’inspiration dans le monde entier. La tradition spirituelle indienne est désignée par l’expression sanskrite Sanatana Dharma – la loi éternelle –. Mieux connue en Occident sous le vocable « hindouisme », elle est probablement la plus ancienne religion du monde. Avec plus de 900 millions de fidèles, elle représente la troisième religion du globe en terme numérique après le christianisme et l’islam. D’Alexandre-le-Grand à André Malraux en passant par Nietzsche, Schopenhauer et bien d’autres, la spiritualité indienne n’a cessé d’interpeller l’Occident au cours des siècles, depuis l’antiquité jusqu’à l’époque contemporaine.

L’une des particularités de la tradition indienne est sa tolérance. Elle reconnaît l’égale valeur de toutes les religions qui ne sont que les expressions particulières des différents chemins qui, tous, mènent à Dieu ou à l’unité. Aussi n’impose-t-elle pas la notion de conversion religieuse.

L’hindouisme est donc davantage un mode de vie et de pensée qu’une religion organisée avec ses dogmes et ses églises. Contrairement à une idée répandue, l’hindouisme n’est ni un polythéisme ni un monothéisme. Il suppose l’existence d’un principe unique préexistant, Brahman, qui se décline dans l’infinie diversité de la création ainsi qu’au travers d’une multitude de divinités.

La tradition du maître spirituel

Le corpus de concepts et de pratiques de la religion n’est là que pour aider l’homme à se libérer de ses conditionnements qui le maintiennent dans l’ignorance et la souffrance. Dans cette optique, les indiens accordent une importance prépondérante aux maîtres spirituels, censés incarner des guides aptes à élever le commun des hommes. Un infini respect leur est témoigné, à l’instar de ce qui se fait dans les autres grandes traditions orientales parmi lesquelles l’Islam Soufi ou le Bouddhisme.

Le Sage occupe donc une place centrale dans la tradition indienne.

Depuis les mythes de l’antiquité la plus reculée jusqu’à nos jours, l’Inde fourmille de références à ses grands Grands Sages, aussi appelés Rishis, qui éclairent l’humanité.

Ainsi en est-il pour Valmiki et Vyasa, auxquels est attribuée respectivement la rédaction des textes sacrés du Ramayana et du Mahabharatha. Patanjali se voit souvent reconnaître la parenté des Yoga Sutras. Sankaracharya, Tulsidas ou encore Chaitanya sont des figures de la période médiévale en Inde.

Au 19ème siècle, c’est sans doute la personnalité de Ramakrishna qui a le plus marqué l’Occident. Ce prêtre du temple de Dakshineswar, près de Calcutta, après avoir pratiqué l’Hindouisme, le Christianisme et l’Islam, avait popularisé l’idée de l’unité des religions. Son célèbre disciple Swami Vivekananda fit connaître son enseignement partout en Occident, y compris parmi l’élite intellectuelle et artistique, à travers des séries de conférences. Son discours au Premier Parlement des Religions du Monde à Chicago, en 1993, reste un événement clé de l’histoire contemporaine indienne.

Au 20ème siècle, d’autres Sages connurent une notoriété exceptionnelle, aussi bien en Inde qu’au sein du public occidental. Il s’agit entre autres de Swami Sivananda à Rishikesh, Ma Anandamayi à Bénarès, Ramana Maharshi à Tiruvanamalaï ou encore Swami Ramdas à Kanhangad.

Si certains de ces Sages éminents sont issus de lignées spirituelles ou d’ordres monastiques, nombreux sont ceux qui ont connu un accomplissement spirituel hors de tout cadre institutionnel. Leur notoriété s’est bâtie spontanément au fur et à mesure que les foules venaient à leur rencontre.


Swami Vivekananda diffusa le Védanta en Occident.


Les écritures

"Les écritures ont été rédigées par les sages d’après leur propre expérience. Nous devrions faire nôtre les vérités qu’elles recèlent." (Amma).


Un passage du Rig Véda rédigé en sanskrit.

La religion en Inde est encadrée par une variété importante de textes sacrés et philosophiques. Ces ouvrages souvent volumineux sont reconnus dans le monde entier pour leur rigueur conceptuelle et leur valeur littéraire.

Les plus anciens et les plus fondamentaux sont les Védas. L’aspect spéculatif des Védas qui traitent de l’origine de la Création et de la nature de l’Univers, le Vedanta, est compilé dans les Upanishads.
Deux épopées occupent également une place fondamentale dans toute la culture indienne, le Mahabharata de Vyasa, qui comprend la célèbre Baghavad Gita, et le Ramayana de Valmiki, l’histoire du roi Rama. Le corpus des Puranas relève aussi des textes ayant une portée essentielle. La plus célèbre est sans aucun doute le Bhagavata Purana, ou Srimad Bhagavatam, qui est un récit de la vie du roi Krishna. La plupart de ces textes relatent la vie de personnages décrits comme étant des incarnations divines ayant eu une existence historique à des époques reculées.

Il existe également une infinie variété de textes dévotionnels. Le Lalita Sahasranama ou le Saundarya Lahari célèbrent ainsi la Mère Divine. Rentrent également dans cette catégorie les poèmes plus récents de mystiques populaires tels que Tulsidas, Mirabaï, Kabir ou encore Toukaram.

Des écrits plus proprement philosophiques constituent également des piliers de la tradition indienne. Il s’agit par exemple des Yoga Sutras de Patanjali ou des écrits de Sankaracharya, un grand philosophe indien du 8ème siècle originaire du Kerala et père de l’Advaïta Vedanta, la philosophie de la non-dualité.

de : Ammafrance.org


Kurukshetra, le champ de bataille du Mahabharata, une allégorie de la vie humaine.

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