SAMÂDHI, ou le sentier vers l'Eveil...

Forum spirituel, dédié à l'Eveil de la Conscience et à la Quête du SOI - (Advaïta Vedãnta)
 
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 Adi Shakaracharya

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Ãnanda
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MessageSujet: Adi Shakaracharya   31/8/2011, 11:34 am



ADI SHANKARACHARYA
VIIIe siécle - Philosophe - Advaïta Vedãnta


Dû à l'illusion, le monde apparaît faussement dans le Soi
dont la nature est vérité, connaissance et félicité.
Tel un rêve dû à l'illusion du sommeil, il n'est pas réel.
Pur, plein, éternel et unique, je suis la Réalité.

Je n'ai ni naissance ni croissance ni mort.
Toutes ces caractéristiques de la nature sont dites pour le corps.
La condition d'agent en premier n'est pas à mon soi de
pure Conscience, mais seulement à l'ego. Je suis la Réalité.

A part mon Soi, rien d'autre ici n'existe.
En vérité, le monde extérieur est un objet produit par illusion,
Comparable à une image dans un miroir.
Il apparaît en moi qui suis la Non-dualité. Je suis donc la Réalité.

Il n'y a ni précepteur ni précepte, ni disciple ni acte d'enseigner, ni toi ni moi ni ce monde. La connaissance de sa propre nature exclut le doute. Je suis donc unique, ultime, propice et pur.

De plus, puisque le Soi est tout pénétrant, qu'il est appelé le Bien suprême, qu'il est Sa propre preuve et qu'il n'a d'autre substrat que Lui-même, tout l'univers différent de Lui est irréel. Je suis donc unique, ultime, propice et pur.

L'élan vers la délivrance est le désir fervent qui pousse l'aspirant à s'affranchir, en réalisant sa véritable nature, de toutes les formes de servitude, depuis celle du sentiment du moi jusqu'à celle du corps grossier, car, de la première à la dernière, elles ne sont que des surimpositions de l'ignorance.

Entre tous les moyens qui concourent à la libération, c'est à la dévotion que revient la place d'honneur. L'effort auquel se livre l'aspirant pour réaliser sa propre et véritable nature, nous lui donnons le nom de " dévotion " .

Quiconque s'efforce de réaliser le Soi et, tout à la fois, accorde à ce corps grossier une attention excessive, agit comme cet insensé, qui pour traverser une rivière, croit prendre appui sur un tronc d'arbre, alors qu'il serre un crocodile entre ses bras !

Ce corps physique, composé de peau, de chair, de sang, d'artères, de veines, de graisse, de moelle et d'os, Doit être l'objet de ton mépris ! N'est-il pas, au surplus, rempli de substances vénéneuses ?

Celui qui observe tout le spectacle, mais que nul spectateur n'a jamais observé ; celui qui illumine tous les objets, y compris l'intellect, mais qu'aucun d'eux ne saurait illuminer - c'est l'Absolu] !

Pour s'affranchir de toute sujétion, l'homme sage doit discerner le Soi et le non-Soi ; c'est par la discrimination seule qu'il connaîtra son propre Soi en tant que "sat - chit - ananda", et qu'il goûtera le vrai bonheur.

Certes, il est à jamais libéré celui qui - aussi aisément que s'il avait à séparer une tige de graminée de sa graine enveloppante - sait discriminer les objets des sens et le Soi - Ce Soi qui est toujours présent dans la caverne du cœur - Ce Soi absolument inconditionné - Ce Soi qui n'agit pas. La discrimination faite, l'aspirant peut immerger en ce Soi tous les objets de l'Univers. Et s'établir à demeure en l'état de parfaite identification avec "Cela".

L'identification dont tu es actuellement victime, a pour siège le corps physique. Transfère cette identification au Soi lequel est " sat-chit-ananda ". Abstiens-toi également de t'identifier avec le corps subtil : sois jaloux de ta solitude, jaloux de ton indépendance !

Quand les désirs égoïstes foisonnent, les actes se multiplient, et, si l'activité intéressée s'intensifie, le désir se trouve encore renforcé. la transmigration est ainsi pour l'homme une servitude éternelle.

Lorsqu'on s'abstient d'actes inspirés par le sentiment du moi, on ne s'échauffe plus pour les objets des sens, et la destruction des désirs s'ensuit tout naturellement. Or, la destruction des désirs n'est pas autre chose que la délivrance ; voilà ce qu'on appelle la libération en ce corps de chair [jivanmukti].

Lorsqu'un disciple, si réfléchi qu'il soit, conserve à son insu quelque désir pour un objet des sens, il paie cher son inadvertance ; les mauvaises propensions de la buddhi lui infligent d'interminables tourments : le souvenir d'une femme passionnément aimée hante sans trêve la mémoire de l'amant solitaire.

Maîtriser ce pouvoir de projection avant que le pouvoir d'obnubilation ait été réduit à l'impuissance, C'est une tâche ardue, mais le recouvrement qui masque le Soi, se dissipe de lui-même, Dès que l'aspirant est capable de distinguer le Sujet des objets, aussi aisément que le lait de l'eau. La victoire n'est toutefois, sans appel - les obstacles ne sont définitivement surmontés, qu'au moment où les objets irréels du monde extérieur ne font plus naître dans le mental la plus légère oscillation.

La discrimination parfaite qu'amène la réalisation personnelle permet de reconnaître instantanément la véritable nature du Sujet et celle de l'objet, Et de secouer le joug de l'illusion créée par maya [la création]. L'existence phénoménale prend fin quand ce joug est brisé.

C'est parce qu'il est inébranlablement établi en la Réalité que cet homme, dans un élan suprême, Sacrifie tout attachement extérieur pour les objets des sens et tout attachement intérieur pour le sens du moi.

Les objets des sens sont de dangereux poisons ; repousse tout désir qui te porterait vers eux ! Vois en un tel désir l'image même de la mort ! Rejette tout orgueil que la caste, la lignée ou le stade d'existence pourraient encore t'inspirer ! Tiens-toi à bonne distance de l'action ! Cesse de t'identifier avec ces choses irréelles : le corps, le mental, etc..., et dirige toutes tes pensées vers le Soi. En vérité, tu es l'indestructible Témoin ; tu es la Réalité, libre à jamais de la servitude du mental ; tu est l'Un sans second ; tu es, Toi-même, le Suprême.

La délivrance consiste - non pas à abandonner le corps grossier comme le sannyasin itinérant abandonne son bâton ou son écuelle - mais à extirper de soi tout attachement, car l'attachement et l'ignorance ne font qu'un.

Source : Inner-quest
http://www.inner-quest.org

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"Misérable est le corps qui dépend d’un corps et misérable est l’âme qui dépend de ces deux". (Logion 81 - Evangile selon Thomas)
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Shivoham
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MessageSujet: Re: Adi Shakaracharya   9/10/2014, 4:26 pm

"L'univers n'existe pas indépendamment du Soi suprême, si nous le percevons comme distinct du Soi, nous commettons la même erreur qu'en attribuant au ciel des qualités telle que, par exemple, la couleur bleue. Un attribut surimposé perd toute signification lorsqu'on le dissocie de son substrat. C'est le prestige de l'ignorance qui fait paraitre le substrat comme la surimposition elle-même."

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Shivoham
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Adi Shakaracharya
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